EPC : tout comprendre sur l’Échelle de Performance CO2 et la version 4.0
- 13 mai
- 3 min de lecture
L’EPC, ou Échelle de Performance CO2, s’impose progressivement en France comme un nouveau standard de décarbonation dans les appels d’offres. Déjà largement déployé aux Pays-Bas, en Belgique et dans plusieurs pays européens, ce référentiel devient un critère de sélection de plus en plus fréquent pour des marchés publics et privés.
Pour les entreprises, l’enjeu est clair : répondre à un appel d’offres peut désormais nécessiter d’être certifié EPC. L’EPC ne relève plus seulement d’une démarche climat, mais d’un véritable avantage concurrentiel dans l’accès aux marchés.
Qu’est-ce que l’Échelle de Performance CO2 ?
L’Échelle de Performance CO2 est un référentiel certifiable de système de management carbone. Il permet de structurer une démarche de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sur un contrat ou à l’échelle d’une organisation, avec une logique de progression par paliers. Il repose sur quatre axes : mesure, réduction, communication et collaboration.
Son intérêt est double : il valorise les démarches déjà en place et impose un cadre lisible, auditable et reconnu. C’est précisément ce qui en fait un outil puissant pour les donneurs d’ordre qui veulent intégrer la performance carbone dans leurs appels d’offres.

Pourquoi la version 4.0 change la donne ?
La version 4.0 marque une évolution majeure du référentiel. Elle conserve les fondamentaux de l’EPC, tout en l’alignant davantage avec les ambitions françaises et européennes, notamment la CSRD, le BEGES-R et la logique des accords de Paris.
Cette nouvelle version simplifie aussi plusieurs points clés : les 5 niveaux deviennent 3 échelons, la publication du rapport devient annuelle, et la notion d’AEI, pour Autres Émissions Influençables, fait son apparition. La version 4.0 est donc plus claire, plus cohérente et plus facile à intégrer dans un système de management existant comme l’ISO 14001 ou l’ISO 900.
Les 3 échelons EPC
L’échelon 1 correspond globalement au niveau 3 de la version 3.1. Il se concentre sur les consommations énergétiques et les émissions de scopes 1 et 2, avec un plan d’action à court terme.
L’échelon 2 correspond globalement au niveau 4 de la version 3.1. Il ajoute la mesure quantitative du scope 3, une meilleure prise en compte de la chaîne de valeur, ainsi qu’un plan de transition climat avec des objectifs à moyen terme.
L’échelon 3 va plus loin encore, avec une trajectoire vers le zéro émission en 2050, des exigences renforcées sur les AEI, la revue du plan de transition par des experts indépendants et un rôle plus structurant dans les partenariats.
Ce que cela change pour les entreprises
L’EPC n’est plus un sujet marginal. D’après les éléments fournis, déjà une douzaine d’appels d’offres ont été publiés en France par de grands donneurs d’ordre, avec plusieurs milliards d’euros de marchés concernés.
Cela signifie que les entreprises qui anticipent la certification prennent une longueur d’avance sur leurs concurrents. À l’inverse, celles qui attendent risquent de se retrouver bloquées sur des consultations majeures, en particulier dans les secteurs travaux, maintenance, construction, services et prestations intellectuelles.
Le délai de mise en conformité
Une fois le marché attribué, les entreprises disposent généralement d’environ 12 mois pour se mettre en conformité avec l’échelon EPC demandé. Ce délai peut sembler confortable, mais il peut être court si l’organisation part de zéro ou si elle doit structurer rapidement sa collecte de données, son plan d’action et sa préparation d’audit.
C’est pour cette raison qu’il est préférable d’anticiper en amont, dès la phase d’appel d’offres ou juste après l’attribution. Plus la maturité initiale est faible, plus le besoin d’anticipation est fort pour sécuriser le calendrier.

L'accompagnement OKSIGEN
OKSIGEN se positionne comme l’un des premiers cabinets capables d’accompagner les entreprises vers la certification EPC sur les trois échelons, dans un marché encore peu structuré. Son approche couvre l’ensemble du parcours : du diagnostic à la certification, en intégrant méthode, conformité et préparation à l’audit.
Sa valeur ajoutée est double : sécuriser le passage à la version 4.0 et permettre aux entreprises de se positionner rapidement sur des appels d’offres exigeant l’EPC. OKSIGEN transforme ainsi une contrainte en véritable levier de performance et d’opportunités business.
Pourquoi agir maintenant ?
La période de transition est en cours. Les audits peuvent encore être réalisés en 3.1 jusqu’au 14 janvier 2027, mais la version 4.0 est déjà la référence à privilégier pour les nouveaux engagements et pour rester aligné avec les attentes des donneurs d’ordres.
En pratique, cela veut dire qu’une entreprise peut lancer dès maintenant sa trajectoire EPC, structurer son plan d’action, préparer son audit et se rendre visible sur les marchés qui réclament déjà cette certification.
L’EPC devient un standard de marché en France. Avec la version 4.0, le référentiel gagne en lisibilité, en cohérence réglementaire et en portée opérationnelle, ce qui en fait un levier concret pour accéder à de nouveaux marchés tout en accélérant sa trajectoire climat
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