Effacement électrique : le retail s’unit pour soulager le réseau électrique national
- Luc Robet
- 6 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Communiqué de presse - Nantes le 06 janvier 2026
Pour la première fois en France, de grandes enseignes de la distribution,Gémo, Orange, Nocibé, Etam, se regroupent au sein d’un collectif inédit. Leur objectif : mettre en commun la flexibilité électrique de leurs bâtiments pour contribuer activement à l’équilibre du réseau national dès cet hiver. Répartis sur l’ensemble du territoire, ces centaines de sites tertiaires représentent une capacité d’effacement de plusieurs dizaines de mégawa
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Jusqu’ici considérés comme de simples consommateurs, les bâtiments commerciaux deviennent désormais des acteurs dynamiques de la transition énergétique. Ces enseignes s’engagent à réduire volontairement et temporairement leur consommation lors des pics de demande. Cette initiative, appelée effacement électrique, permet de soulager le réseau lors des périodes critiques, de limiter le recours aux énergies fossiles et de renforcer la sécurité d’approvisionnement.
Pour Éric Bassompierre Sewrin, directeur travaux de Gémo, « en rejoignant ce collectif, nous contribuons à l’intérêt général tout en gérant plus efficacement notre consommation d’énergie. Pris isolément, un site a peu d’impact ; mais ensemble, nous créons un véritable effet de levier pour le réseau et pour la transition énergétique ».
Un constat partagé par les autres enseignes du collectif, qui y voient une opportunité d’agir concrètement pour la transition énergétique. « Au travers de cette démarche, nous améliorons nos performances énergétiques sans compromettre ni le confort ni l’activité de nos agences. » explique Éric Vincent, Responsable Pôle Déploiement du réseau DEO d’Orange,
Cécilia Pouliquen, directrice RSE de Nocibé souligne pour sa part la dimension humaine et collective de l’initiative : « Allier performance énergétique, confort des équipes et des clients et intérêt général, c’est tout le sens de cette démarche collective dans laquelle nous nous engageons avec conviction. »
Cette dynamique collective illustre concrètement la capacité de mobilisation des entreprises à contribuer à la transition énergétique tout en améliorant leur performance opérationnelle.
Les bâtiments passent ainsi du statut de consommateurs passifs à celui d’acteurs dynamiques du système électrique, réduisant leurs factures, leur empreinte carbone et participant activement à la stabilité du réseau national.
Une initiative portée par Oksigen et Tilt Energy
Oksigen et Tilt Energy accompagnent le collectif pour coordonner la démarche, rendre la solution accessible, l’industrialiser et garantir que chaque enseigne puisse contribuer à l’équilibrage du réseau national.
« Depuis la création d'Oksigen, notre ambition a toujours été de rendre l’Energy Management accessible à tous. Avec l’installation des systèmes de Gestion Technique des Bâtiments (GTB) Smart & Connective, télégérés au quotidien par nos équipes d'Energy Manager, les professionnels peuvent déjà piloter et réguler leur consommation, surtout pour les systèmes les plus énergivores, tels que la climatisation et le chauffage. Mais notre véritable objectif était d’utiliser la GTB comme levier d’effacement pour les petits sites tertiaires, jusque-là peu mobilisés dans le secteur », précise Luc Robet, fondateur et dirigeant d'Oksigen.
Ce projet est rendu possible grâce à l’intégration de la solution Tilt Energy, agréée opérateur d’effacement par RTE. Basée sur l’intelligence artificielle, la plateforme prédit, orchestre et valorise la consommation électrique, en connectant les appareils de chauffage aux marchés de la flexibilité.
« Cette mobilisation de grande ampleur, qui réunit des centaines de sites tertiaires répartis sur toute la France, permet de limiter le recours aux centrales fossiles lors des périodes de pointe. Nous démontrons ainsi que la flexibilité ne concerne pas seulement l’industrie ou les batteries, mais peut aussi transformer les bâtiments du quotidien : magasins, boutiques, agences commerciales », explique Romain Serres, cofondateur et CEO de Tilt Energy.
Une phase d’industrialisation et une ambition nationale
Le programme, déjà testé sur plusieurs sites pilotes, a démontré sa robustesse technique et son efficacité économique. Il entre maintenant dans une phase d’industrialisation, avec pour objectif de couvrir plus de 1 000 bâtiments tertiaires en France en 2026.
Dès cet hiver, les sites participants adapteront ponctuellement leur consommation pour soutenir le réseau électrique français. À travers cette démarche d’effacement collectif, inédite dans le secteur tertiaire, Oksigen et Tilt Energy visent à mobiliser l’ensemble des sites participants pour créer un impact significatif : plusieurs centaines de mégawatts de flexibilité et une réduction de CO₂. Ce projet démontre qu’une action collective peut transformer concrètement la contribution environnementale du secteur tertiaire.
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